Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

alyssaworld - Page 4

  • Avis sur Celtic Faeries de Jean-Baptiste Monge

    faeries.JPGIl ne sera pas ici question de mythologie mais simplement de Faerie. Nous remiserons donc joyeusement au placard, hormis quelques légères allusions que nous laisserons doucettement suinter (comme Les Celtes et le druidisme ou encore L’Ame celte  ou toujours la Déesse Dana et ses Tuatha De Danann,)  pour nous intéresser uniquement au petit peuple des Celtic Faeries . A ce que d’aucuns, dont vous lecteurs j’espère ne faites pas partie, ne voient que comme une dégénérescence de ces Dieux et Héros des premiers âges, alors même que les Faeries parcouraient déjà la Terre bien avant que l’Homme et ses rêveries ne viennent lui-même, on ne sait trop comment, sans doute par un quelconque jeu du hasard, y mettre les pieds.

    A la frontière de l’invisible, à la lisière des sombres bois touffus de notre enfance, au cœur des vallées enchanteresses de nos premiers émois, au plus profond des landes, des fondrières et des tourbières, alors que le temps fait insidieusement son œuvre, allez !

    Allez, encore et toujours par les chemins aventureux de rêve !

    Quand les brumes s’étirent à la tombée du soir, quand la lune est argentée, toute joufflue et bien haute, allez !

    Tournez neuf fois autour de la colline aux Fées dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, avancez maintenant d’un pas, et… Entrez


    Cet album est magnifique et ce pour plusieurs raisons. Les dessins sont nombreux, et on en trouve partout, jusque dans la préface (écrite par Pierre Dubois), du plus crayonné au plus élaboré.

    L’histoire se présente comme un carnet de croquis de Jean-Baptiste Monge, en souvenir de son épopée en Ecosse, et c’est à travers ses rencontres que les dessins apparaissent, nous laissant découvrir de nombreuses créatures, certaines ravissantes, et d’autres à éviter.

    Ces dessins sont assez bruts et authentiques, comme les personnages qu’ils représentent.

    Les légendes que nous narrent l’auteur sont mystérieuses et étonnantes ; elles m’ont donné envie de me promener en Ecosse pour tenter d’apercevoir ces fées et autres gnomes.

    Parlons-en de ces faeries, puisqu’elles sont longuement décrites et que chacune a droit à sa page. On sort de ce livre en ayant appris plein de choses, et je m’aperçois, en écrivant cette chronique quelques jours après avoir refermé l’ouvrage, que c’est un livre qui reste longtemps à l’esprit.

    J’ai aimé parcourir ce livre, dont les pages sont sûrement magiques, car elles m’ont permis de rêver un peu. Précipitez-vous pour découvrir les dessins de Jean-Baptiste Monge, vous allez adorer !


    Celtic Faeries, Jean-Baptiste Monge, Au bord des continents, novembre 2007, 104 pages.

  • Avis sur Les chemins de poussière, tome 1 : SABA Ange de la Mort – Moira Young - FIN

    saba2.JPGPar contre, je me dois de pointer du doigt une chose qui m’a laissée légèrement frustrée : certaines choses sont traitées trop rapidement. Notamment lorsqu’il y a un décès lors d’un combat. Celui-ci est expédié sans beaucoup de sentiments, j’ai trouvé que les personnages n’étaient pas assez touchés par l’évènement. Ils reprennent vite du poil de la bête. C’est peut-être voulu, puisque le but est de survivre dans un monde hostile mais mon petit coeur s’est offusqué, que voulez-vous !

    Je ne suis pas très combats, survie, cavaliers et le reste (et Dieu sait qu’il y en a !) mais force est de constater que j’ai passé un bon moment, j’en suis la première étonnée ! Finalement, outre l’action, il y a des sentiments (sisi, malgré le précédent paragraphe !), des liens d’amitié (et même d’amour !) et de fratrie, de la réflexion et l’auteure a su habilement me donner envie de tourner les pages pour savoir ce qu’il allait advenir de Saba, l’Ange de la Mort…
    Je rappelle que ce livre est un roman jeunesse, ne nous méprenons pas -certains adultes seraient peut-être déçus s’ils ne sont pas prévenus- et que c’est un premier tome d’une saga nommée : Les chemins de poussière. On attend donc la suite !

    J’ai lu, je ne sais plus où, que les droits d’adaptation cinématographiques auraient été achetés par Ridley Scott. Je ne sais pas si l’info est réelle, toujours est-il que ça peut faire un excellent film. Gardons l’oeil ouvert !

     

    Les petits + :
    - Un univers post-apocalyptique
    - Une héroïne qui m’a séduite !
    - Des liens humains bien décortiqués
    Les petits - :
    - Un côté un peu trop loufoque pour mon côté rationnel
    - Des combats trop présents
    - Des évènements un peu trop rapides.

     

  • Avis sur Les chemins de poussière, tome 1 : SABA Ange de la Mort – Moira Young

    saba.JPGFranchement, au départ j’avais quelques craintes. Je ne pensais pas accrocher plus que ça. Mais ne dit-on pas qu’il ne faut pas se fier aux apparences ? Parce que j’ai beaucoup aimé ! Et par dessus tout l’atmosphère post-apocalyptique qui plane comme une brume épaisse. Pour vous planter le décor, nous sommes bien loin des années 2000. Quand exactement ? On ne le sait pas. Mais ce qui est sûr c’est que notre civilisation moderne a disparu laissant quelques vestiges comme des ruines de gratte-ciel ou des objets miraculeusement échappés aux assauts du temps et de la décomposition. Nous sommes bien mal aimés, nous les habitants des temps modernes, puisqu’on nous appelle les Destructeurs… Vous l’aurez compris, l’auteure pointe du doigt la société actuelle en envisageant un avenir bien sombre… mais peut-être pas impossible !

    Saba, son jumeau Lugh et sa petite soeur Emmi vivent dans un abri fait de brics et de brocs avec leur père. La sécheresse fait rage mais la jeune fille est sereine et heureuse puisqu’elle est avec son frère, son opposé, son double, qu’elle admire et ne lâche pas. Jusqu’au moment où celui-ci est enlevé brutalement par de sombres inconnus. S’ensuit une épopée digne de films comme Waterworld avec Kevin Costner (fiche allociné) ou Madmax avec Mel Gibson (fiche allociné).

    Je dois dire qu’il faut un petit temps pour s’adapter à l’étrangeté et au style de ce roman. Etrangeté parce que tous nos repères sont chamboulés, le monde a changé, il ne subsiste plus que quelques groupes d’individus qui survivent dans ce décor de fin du monde. Les lois n’ont plus cours et les dérives sont légion. Chacun pour sa pomme, le but est de se nourrir et de ne pas se faire tuer ! Certaines choses sont même complètement loufoques ! Un bateau retapé parcourt une mer de… sable ! Et on ne fait plus de combats de coqs mais des combats… d’humains ! Parfois, j’ai quand même trouvé que ça allait un peu loin, surtout que je ne suis pas particulièrement friande des épopées d’aventures comme celle-ci.


    Le style, quant à lui est particulier et je dois dire que j’ai été prévenue par les autres chroniques avant lecture ce qui m’a peut-être empêchée d’en être gênée. Saba nous conte son histoire au présent, nous sommes complètement dans sa tête et les mots sont les siens. Forcément, l’éducation se fait sur le terrain et elle ne sait ni lire ni écrire… Mais j’ai beaucoup aimé cette jeune fille courageuse, sa fierté, ses blessures, ses doutes, ses contradictions et les liens qui l’unit à son frère et à sa petite soeur. Bref, j’ai eu un coup de coeur pour cette héroïne !

  • Un monde idéal où c’est la fin, J. Heska

    monde-ideal-fin.JPGCe récit est constitué de courts textes mettant chacun en avant un scénario différent de fin du monde. Leur particularité est d’être très immersifs, car bien que très courts, en quelques lignes l’auteur arrive à nous plonger dans son univers.

    J’ai beaucoup aimé chacune des idées de l’auteur. Même si les nouvelles sont très nombreuses, chaque idée développée est originale et singulière. En cela ce texte est d’une grande qualité ; en effet tout en développant la même idée, le lecteur n’a pas l’impression une seule seconde de tourner en rond au fil de sa lecture, car aucun texte ne se ressemble.

    Le format des nouvelles donne beaucoup de dynamisme au texte car on ne rencontre aucune longueur. Tout d’abord l’idée qui est développée est énoncée dans un titre, ce qui fait que le lecteur comprend immédiatement où va se diriger la nouvelle. En outre comme je le disais, dès les premiers mots le lecteur est plongé dans la nouvelle et la mise en place est très rapide.

    Si je compare ce recueil à d’autres, on peut parfois reprocher à ce format très court de couper court au moment précis où le lecteur comprend la relation entre les protagonistes et leur but dans l’intrigue. Ici il n’est pas question de cela car d’une part, le décor est immédiatement posé, renforcé par le titre qui est là pour guider le lecteur ; et d’autre part la fin n’est jamais abrupte.

    En revanche j’ai un reproche à adresser à ce recueil ; à la fin de ma lecture je me suis demandé à quoi menait ce texte. On peut en effet se demander quel sens à voulu donner l’auteur à cette succession de nouvelles. Il est vrai que ces textes ont tout un point commun et qu’ils vont bien ensemble ; cependant j’ai mal compris quel sens avait ce recueil pris dans son ensemble.

    Pour conclure, si mon avis est mitigé, il n’en reste pas moins très positif et je vous recommande ce recueil. Je tiens à mentionner avant de vous influencer d’une quelconque manière, que j’ai lu ce récit alors que j’étais grippée, et il est probable que je sois en partie passée à côté du texte. Ainsi mes propos sont à temporiser. Je vous conseille donc de lire ce recueil s’il vous tente, car c’est la meilleure façon de vous forger votre propre opinion.


    J. Heska, Un monde idéal où c’est la fin, éditions Second Chance, mai 2013, 190 pages