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  • Chronique de loup de Nicolas Vanier

    loup nicolas vanier.JPGLe récit de "Loup" nous emmène au cœur des vastes étendues sauvages de la Sibérie. Nicolas Vanier, célèbre aventurier et passionné de la nature, nous livre une histoire captivante et émouvante. 

    Ce livre nous invite à suivre les pas de Vadim, un jeune trappeur russe, qui se lance dans une incroyable quête pour protéger les loups menacés par l'avidité de l'homme. Vanier nous transporte à travers des paysages grandioses, des montagnes enneigées aux vastes plaines, faisant de cette lecture une véritable évasion.

    Mais "Loup" ne se contente pas seulement d'être un récit d'aventures. Il révèle également les liens profonds qui unissent l'Homme et la nature. À travers la relation puissante entre Vadim et les loups, Vanier explore la capacité des animaux à nous enseigner des valeurs essentielles telles que la loyauté, la compassion et la liberté.

    L'auteur parvient à conjuguer poésie et réalisme dans sa plume, décrivant avec finesse et précision la faune et la flore qui animent les pages de ce livre. Chaque mot est choisi avec soin pour nous faire ressentir l'immensité de la nature et la fragilité des équilibres qui la composent.

    "Loup" est bien plus qu'une simple histoire, c'est une véritable ode à la biodiversité et à la préservation de notre milieu naturel. Nicolas Vanier nous rappelle avec brio l'importance de respecter et de protéger les espèces qui partagent notre planète. À travers la lutte de Vadim pour sauver les loups, nous sommes invités à réfléchir sur notre propre rôle dans la préservation de la nature.

    Conclusion :

    "Loup" de Nicolas Vanier est un livre qui vous transporte au plus profond de la nature sauvage. Entre aventure captivante et réflexion sur notre relation avec la biodiversité, ce récit nous emmène dans un monde où la beauté de la nature et la liberté des loups se rencontrent. N'hésitez plus et plongez dans cette incroyable histoire qui vous laissera connecté à la nature comme jamais auparavant ! 

     

     

  • BD : Vampires chronicles, la légende du roi déchu – tome 2

    Vampires chronicles.JPGentre les romans, les mangas, les dessins animés et les films, il existe une infinité d’oeuvres de tous les pays et de toutes les époques qui parlent de vampires. Les grands classiques, les oeuvres culte traitant de ce thème sont légion, et il suffit d’évoquer le sujet pour que tout le monde se fasse une vague idée de l’histoire et y trouve un certain charme du coup, c’est d’autant plus difficile de faire preuve d’originalité...

    Une alliance entre le cygne noir et le roi des vampires ? 

    Le roi des vampires est blessé et sa magie met du temps pour restructurer son corps mais il trouve refuge dans la demeure du cygne noir. Doit-il faire confiance à son ennemi juré ? Laetitia, la Dhampire, le poursuit toujours lui reprochant d’avoir abandonné son peuple.

    Les combats continuent mais les sentiments de chaque protagoniste se dévoilent peu à peu entre haines ancestrales et intérêts politiques. Une suite intéressante.

  • Plateforme - Houellebecq

    Rien de tel pour un auteur qu'on attend au tournant que de prendre de la hauteur. Rien de tel pour s'élever au-dessus de la mêlée que de s'abaisser, s'aplatir au sol, et observer les fourmis humaines encombrées dans leurs infinies contradictions. Du retour à l'humus à l'humiliation de l'individu, le fossé n'est pas toujours grand. C'est là, au sommet de cette crête intenable, « plateforme » offrant un idéal point de vue de Sirius, que campe Michel Houellebecq. On ne craint pas se tromper en gageant qu'il y restera longtemps. Son héros, Michel, n'a pourtant rien du surhomme, du séducteur inusable ou du philosophe patenté. Dans son genre, il donne plutôt dans le sociologue pas tenté : pas tenté par le boulot aliénant que lui offre le Ministère de la culture, pas tenté par les marques déposées des produits que nous fourgue à tout rompre une société de consommation. Regard blasé par force de lucidité anomale (au sens de la disjonction d'avec la « loi » omniprésente, le « nomos » grec), le solitaire Michel trimballe à quarante ans, revenu de tout car jamais parti vraiment ailleurs, une douce désespérance. Le meurtre de son père ne l'affecte pas plus que les contraintes que se donnent ses concitoyens, nouveaux asservis volontaires. Tout au plus y saisit-il l'occasion d'un voyage en Thaïlande afin de s' ouvrir à autre chose. À Bangkok, les putes thaïes sont au moins à la hauteur de leur réputation (pas besoin de plateforme pour ça !), Michel les pénètre, elles crient, il jouit. Ainsi va un semblant de vie quand on ne l'interroge pas trop. Mais la baise, plus que l'art auquel il ne croit fondamentalement pas, peut-elle changer la vie ? Là est la question.

    De ce côté, les amateurs des Particules élémentaires retrouveront sans conteste un Houellebecq égal à lui-même : centré sur le lien sexuel comme dernier symbole de l' adhérence au monde, ce roman regorge de bites, de chattes, de culs. Pénétration multiples, sodomies récurrentes, fellations et masturbations en veux-tu en voilà » fleurissent la plupart des pages. Ce d'autant plus que notre héros malgré lui rencontre sur place Valérie, travaillant pour le tour-opérateur Nouvelles Frontières, avec laquelle il va nouer de retour à Paris sa seule relation épanouissante. Après la vulve pendante de la femme de quarante ans des Particules qui a eu son heure de gloire, Plateforme s'appesantit sur « le petit bruit flasque et répétitif du latex ». Entre temps, impavide observateur des mini dysfonctionnements du quotidien et des macro conneries de l'humanité, Michel balance sa joie. Balance sa hargne. Son incompréhension et son mépris aussi. Ses cibles de prédilection ?

    Le tourisme sexuel, les voyages exotiques, les Beaufs, le « guide du routard », le racisme, la Thaïlande, Cuba, le groupe « Aurore », les pratiques SM, la violence des banlieues, l'aporie du monothéisme... Et là, les remarques acides du célibataire vaguement « egothrope » vautré devant la téloche ou « Hot video » - quand il ne lit pas Auguste Comte - font mal. En elles se concentre toute l'ambiguïté du romancier donnant à son dévastateur héros son propre prénom : médiocrité assumée (voire revendiquée) ou cliché caricatural ? Où commence la fiction, où s'arrêtent les thèses personnelles de l'auteur ? Allez savoir ! Impliqué dans le boulot marketing de Valérie et son boss, Jean-Yves, débauchés par le groupe Aurore pour redorer la cote de certains clubs du bout du monde en mal de fréquentation, les propos de Michel ne ménagent rien ni personne. Les « connards humanitaires protestants » du Guide du Routard (une présentation qui sent son procès !) comme les naturopathes et les écologistes. On croit avoir affaire à un chassé-croisé entre le 99 francs de Beigbeder et Les belles-âmes de Salvayre. Comme si une même fatalité du bonheur pesait au-dessus des quelques moments de plaisir que chacun parvenait à arracher à sa carcasse. Déni de paternité, refus de complaisance à soi s'agglutinent ainsi à la jouissance entendue comme dernière médiation authentique entre corps et esprit avant le grand ménage ultime.

    De nouveaux voyages (professionnels) à Cuba puis en Thaïlande ne changeront rien à l'affaire, pas plus que les parties échangistes auxquelles s'adonnent Michel et Valérie. Ou le bonheur reste inaccessible aux hommes, ou , s'il se manifeste, ce n'est qu'afin de s'éradiquer en laissant sa place au feu cuisant de la nostalgie (prise au sens propre). Patiente mise en place de la différence conceptuelle entre besoin et séduction, Plateforme n'est donc pas (qu') un livre de cul. Englué dans le système socio-économique aussi bien que dans l'idéologie du village global, c'est la disparition de la singularité que constate philosophiquement Michel, quand il ne carbure pas au Viagra et au rouge qui tâche. Il est en vérité des hauteurs où la conscience qui s'y hisse pressent qu'elle n'en redescendra plus. Car enfin, en dépit de ce qu'annonce la première de couverture de l'éditeur, ce monde-ci ne saurait désormais avoir de milieu. Insupportable prophète inversé, Houellebecq expose avec clarté qu' « on peut habiter le monde sans le comprendre, il suffit de pouvoir en obtenir de la nourriture, des caresses et de l'amour ». Beigbeder s'est plu à voir en clin d'oil dans ce roman un « domaine d'extension de la Pute » (il faudrait plutôt parler, en toute rigueur, de « compréhension » de la Pute mais bon.); nous préférons déceler dans ce sobre constat : « tous pourris » la vivisection littéraire in progress de la plate forme de la chair mondaine. Nous n'aimons pas le désenchanté Michel Houellebecq parce qu'il arrive à parler de nous en parlant du rien.

  • lecture de L'étranger  de Camus

    "L'étranger" est un chef-d'œuvre littéraire captivant qui a été écrit par l'auteur et philosophe français, Albert Camus. Publié en 1942, ce roman explore des thèmes profonds tels que l'absurdité de la vie et la quête de sens. Dans cet article, nous allons plonger dans le résumé de ce livre emblématique et découvrir les idées philosophiques qui l'ont rendu si influent.

    Résumé:
    "L'étranger" raconte l'histoire de Meursault, un homme apathique et détaché de la société qui semble évoluer sans motivation dans sa vie quotidienne. Lorsque sa mère décède, Meursault ne manifeste aucune émotion apparente pendant les funérailles, ce qui suscite l'incompréhension et le jugement de son entourage.

    Ensuite, Meursault se retrouve impliqué dans un acte de violence meurtrière. Il tue un homme sur une plage sans motif apparent. Ce geste brutal déclenche un procès au cours duquel Meursault est jugé non seulement pour le meurtre, mais aussi pour son attitude indifférente envers la société, ce qui démontre son étrangeté.

    L'étranger  de Camus.JPGDans la deuxième partie du roman, le procès devient le point central de l'histoire. Camus soulève des questions sur la nature de la justice et de la culpabilité, remettant en cause les fondements mêmes du système judiciaire. Meursault est condamné à mort pour son acte, mais sa sentence semble plus influencée par son étrangeté et son manque de conformité sociale que par la gravité réelle de son crime.

    Camus utilise l'absurdité de la condition humaine pour explorer les concepts de la vie et de la mort. Tout au long du roman, Meursault est confrontée à l'absurdité de la vie et à l'absence de sens dans le monde qui l'entoure. Il réalise que la vérité et la réalité sont subjectives et que le sens de la vie est construit par l'individu lui-même.

    Conclusion:
    "L'étranger" de Camus est un livre fascinant qui invite les lecteurs à réfléchir profondément sur l'existence humaine et la recherche de sens. À travers l'histoire de Meursault, Camus explore des thèmes tels que l'absurdité de la vie, la conformité sociale et la nature de la justice. Nous sommes invités à remettre en question nos propres croyances et à examiner notre place dans un monde dépourvu de sens absolu.

  • Avis sur le livre Louisiana Breakdown , de Lucius Shepard

    En tant que genre apparenté de la science-fiction, le fantastique est un genre quasi-psychanalytique qui interroge l'humanité à la lumière de l'inconscient. Alors que la science-fiction actualise les mythes et les légendes d'hier en entrant en résonance avec une certaine vision de l'avenir, le fantastique plonge dans un univers intérieur mystérieux dans lequel survit, souvent malgré nous, des bribes de rites, de croyances et de superstition. Or, c'est bien connu, à toutes les époques de l'histoire, l'humanité a cédé à la tentation d'utiliser la technologie pour donner une forme physique et théorique aux croyances qui l'habitent fussent-elles totalement anti-scientifiques. C'est la tekne, à la fois "science, art et technique" en grec, appliquée au vaste champ de l'inconscient. Mais notre monde scientiste à tendance à dénigrer ces croyances ancestrales qui sont pourtant bien vivantes dans l'esprit de nos contemporains. C'est pourquoi il est nécessaire de parler de Lucius Shepard, un écrivain de science-fiction qui use de légendes fantastiques et d'exotisme corrompue, mais aussi de modernité, pour exorciser les démons de notre civilisation.

     

    Raconté comme un compte à rebours vers le désastre et la perdition, Louisiana Breakdown se déroule en un peu moins de 48 heures dans la moiteur des marais de la Louisiane profonde : Immobilisé malgré lui dans la ville de Graal, Jack Mustain va faire connaissance avec sa population haute en couleur, saturée de chaleur et de secrets. Une bourgade du sud profond qui semble condamnée d'avance et sombre lentement dans la démence sous l'ombre omniprésente du cyclone Katrina. Un lieu où il ne fait pas bon tomber amoureux, un endroit enfin, ou charmes anciens et maléfices sont plus que jamais vivant dans le cœur de ceux qui y vivent.

    En styliste hors-pairs, Lucius Shepard évoque la moiteur de la Louisiane, le silence des marais et le mystère des bayous. Bien sûr, on peut parfois penser que l'auteur joue avec les clichés, mais c'est véritablement sa manière, très cinématique, de poser l'ambiance et de décrire cette région du monde où la fiction dépasse bien souvent la réalité. Une région dont il connaît bien les mœurs et de coutumes et dont l'écrivain livre une description quasi-anthropologique, quand ce n'est pas tout simplement photographique. En ce sens, Louisiana Breakdown offre une bonne introduction à l'univers décalé de cet écrivain hors-normes. Un véritable bain de jouvence dans le panorama, parfois un brin morose, de la littérature contemporaine.

    Louisiana Breakdown
    Lucius Shepard
    Editions du Bélial